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Le pétrole au cœur de la tourmente du Coronavirus

Le pétrole au cœur de la tourmente du Coronavirus

Nous savons tous que depuis quelques années les énergies fossiles sont directement pointées du doigt par les environnementalistes et les combattants pour la sauvegarde de la planète. De grands progrès ont été réalisés.

Il y a une vingtaine d’années on n’aurait jamais imaginé que l’acceptabilité sociale pour le tracé d’un pipeline puisse être requise ou que les défenseurs de l’économie durable et de l’environnement auraient l’oreille d’une aussi forte représentation de la population mondiale.

Et pourtant, tel est le cas. Mais malgré cette prise de conscience positive, le pétrole et/ou les hydrocarbures sont redevenus des instruments de revendication, de division et possiblement des armes politiques : Et cela s’est amplifié depuis l’avènement du Coronavirus.

Nous connaissons les effets négatifs du Coronavirus sur l’économie internationale, la production industrielle en passant par la Chine et tous les pays touchés ou en voie de l’être. Cette dysfonction économique a entraîné une baisse de la demande en pétrole au point où les pays producteurs ont déjà dû en supporter le prix. Mais en fin de semaine dernière (6-7 mars). Les membres de l’OPEP et autres dont la Russie se sont réunis pour mieux supporter le prix en réduisant significativement leur production. Or la Russie ayant refusé de baisser sa production, l’Arabie-Saoudite et autres membres de l’OPEP ont riposté en abaissant immédiatement le prix du brut pour punir la Russie. Nous avons ressenti lundi le 9 mars la portée du geste par la débâcle boursière qui s’en est suivie.

Il se peut fort bien que l’Arabie-Saoudite et ses partenaires se soient eux-mêmes placés dans une situation délicate puisque non seulement la Russie est en bonne position financière pour résister (80 milliards de liquidités) au « prix de guerre » mais que leurs alliés américains eux, seraient de fait les plus touchés.

En effet la Russie qui produit son pétrole à faible coût connaît très bien les coûts énormes des pétrolières américaines pour extraire le pétrole de schiste et autres par fractionnement. À cause du prix élevé de cette technique, les pétrolières américaines sont endettées et ne seraient pas en mesure de continuer ce type d’extraction à un prix frôlant les 30$ le baril. La Russie est bien informée de cette situation et elle aurait la quasi-exclusivité de vendre son pétrole, à l’Europe sa voisine, à un prix raisonnable et compétitif à la fois. D’ailleurs une quantité de nouveaux pipelines russes orientés vers l’ouest attendent paisiblement de pouvoir desservir le continent européen.

Le pétrole utilisé en guerre économique entre la Russie, l’OPEP et impliquant les États-Unis et le Canada … comment aurions-nous pu prévoir cela?
Ce qui nous amène à dire que le pétrole est devenu rapidement une arme de contrôle et qui sait peut-être de guerre économique et cela après les effets d’un simple virus …

Conclusion :

Nous vous informerons régulièrement du déroulement des évènements et si vous souhaitez en discuter directement avec nous, contactez-nous simplement. Notre approche de gestion et le respect de vos objectifs sont toujours fidèles à ce que nous vous avons exprimé et nous traverserons avec vous ces moments plus difficiles.